Communiqué du procureur de la République: Disparition dans des conditions troubles de Gaston Vidada.

Gaston VIDADA

C’est au cours de la dernière édition (de 22h) du journal de Tvt (Télévision nationale) que le Procureur de la République par intérim, Komlan Nodzro, a porté la nouvelle à la connaissance des Togolais. Au cours de sa sortie médiatique, M. Nodzro a souligné que « le corps de Gaston Vidada a été retrouvé par les services de la gendarmerie chez lui, à Lomé ce 26 mai 2011, visiblement criblé de balles » ! Selon les mots du successeur de Robert Bakaï, « une enquête est ouverte pour faire la lumière sur cette disparition ».

Vidada, un politique peu “tranquille”

Avant sa disparition tragique ce 26 mai 2011, M. Vidada dirigeait le parti Ufa (Union des forces de l’avenir). Auparavant, il présidait aux destinées de l’association apolitique « Jeunesse avenir 2020 ». De l’avis des proches du disparu, des coups de feu ont été entendus à son domicile dans la nuit du mercredi au jeudi 26 mai 2011, à Yokoè (banlieue nord de Lomé, dans le quartier Adidogomé). Selon les river ains de feu Vidada, des cris d’homme ont été entendus à son domicile, durant les coups de feu précités.

G. Vidada avait, au cours du second semestre 2010, pris la tête d’une fronde au sein de l’Obuts en demandant la dissolution de ce parti. Dissolution qu’il obtiendra le 25 juin 2010. Un long bras de fer judiciaire a du coup opposé ce qu’on a appelé le « camp Vidada » au « camp Agbéyomé ». Il sera marqué par plusieurs reports de l’audience en appel « du procès Obuts » initialement programmée sur le 04 août 2010. La justice togolaise mettra fin à ce charivari judiciaire le mardi 21 septembre 2010, en « réhabilitant le parti de Messan Kodjo », porté sur les fonts baptismaux au cours du second semestre 2008.

Au Togo, les nombreuses enquêtes ouvertes par la police judiciaire pour faire la lumière sur la disparition des personnalités politiques n’ont jamais abouti à des résultats concrets et définitifs ; depuis les années 60. C’est le cas par exemple de la disparition en 2008 d’Atsutsè Kokouvi Agbobli (historien, politologue et journaliste togolais)…

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