GESTION DES RÉSERVES ADMINISTRATIVES : l’Etat doit prendre ses responsabilités

 

 

 

 

 

 

 

Les litiges nés de l’occupation des réserves administratives, constitue un véritable problème récurrents de nos jour.

Cette situation est révélatrice du sort qui est souvent fait des réserves de l’Etat. Il suffisait d’être une personnalité influente pour que des parcelles qui ne doivent pas être vendues vous soient léguées. On susurre que les réserves administratives de l’Etat sont bradées en complicité avec certains agents du service de cadastre. Selon les sources, il s’agit d’un vaste réseau en poste dans ce service qui répertorie et vend ces terrains une façon de faire taire toutes velléités revendicatives de la population.

Le phénomène de la vente des réserves de l’Etat est monnaie courante dans plusieurs quartiers de la préfecture et prive les habitants d’infrastructure communautaire.

A cause de cela, on remarque dans la préfecture du golfe, une occupation anarchique des espaces verts par des citoyens ou des citoyennes qui construisent leur domicile y installent des buvettes, des hangars. Ces réserves administratives qui n’appartiennent à personne, qui n’ont pas de propriétaires connus, qui n’ont pas de destination fixe, sont prises d’assaut pour y développer des activités lucratives. Ce qui n’est pas un mal en soi, sauf qu’il n’y a aucune réglementation.Les occupants passent des années sur ces lieux, plus les chances de conflits augmentent quand vient le moment de les faire partir pour libérer les lieux ces situations deviennent regrettables. En effet, il n’est pas rare de voir certains espaces parcellés et distribués, pour ne pas dire vendus à des personnes ou à des sociétés. Ce serait faire une insulte aux responsables des communes que de dire qu’ils ignorent la localisation des espaces verts qui se trouvent sur leur territoire. S’ils le savent, ils doivent veiller à leur bonne occupation, par exemple en y érigeant des maisons où jeunes et vieux pourraient se rencontrer pour les sports et les loisirs. Faute de telles maisons qui contribuent à l’amélioration du cadre de vie des citadins, on remarque une grande propension de ces derniers à aller dans les bars et les buvettes, seuls lieux de distraction.Le ministère de l’Urbanisme pourrait s’adresser à des sociétés pour leur demander d’investir dans l’aménagement de certains espaces verts qui seront baptisés de leur nom et où elles peuvent dresser leurs panneaux publicitaires. Ce serait leur label, une publicité pour elles. Mais l’on prendra le soin de leur faire savoir que ce n’est pas un territoire qui leur a été donné en propre. Une telle politique de mise en valeur des réserves administratives participerait à l’embellissement de la capitale. Actuellement, sur de nombreuses réserves administratives, on voit s’élever des rez de chaussées, parfois un temple ou une église. Et le jour où les services compétents de la mairie vont demander le déguerpissement de ces lieux, les intéressés crient à la destruction d’un lieu de culte. Ils vont remuer Ciel et Terre pour ne pas partir.Il n’est pas rare non plus de se trouver en face de personnes de mauvaise foi qui décident de défier l’Administration en la mettant devant le fait accompli. Le rôle premier d’une réserve administrative, c’est de servir pour l’avenir. En décidant d’aménager des réserves administratives, les urbanistes ont fait des projections sur la croissance de la population urbaine. Plusieurs services administratifs son baillés par l’Etat entre autres les mairies, la gendarmerie, les brigades.la question qui se pose est que l’Etat continuera-t-il par loué les immeubles auprès des citoyens pour ses exercer ses services? Bientôt les élections locales se profilent à l’horizon, où seront installées les mairies, où trouveront les parcelles pour construire les dispensaires, les écoles, les marchés qui serviront de recettes pour alimenter les mairies?Dans une ou deux décennies, les besoins en infrastructures sanitaires, scolaires, sportives et autres risquent de se poser avec une grande acuité. A l’allure où vont les choses, vu le flou manifeste dans la gestion des réserves administratives, il ne restera plus un pouce de terrain pour ces activités. La pauvreté et la vie chère ne doivent pas constituer des alibis pour l’anarchie actuellement en cours dans la gestion des réserves administratives. Leur gestion doit obéir à un schéma cohérent d’aménagement urbain. Il faudrait surtout et avant tout penser à ce que l’on veut laisser en héritage à ceux et à celles qui viendront demain. Penser à l’avenir des citoyens, tel doit être le souci premier de l’Etat.Il est temps de bâtir une administration responsable et proche des citoyens. Face à cette situation nous souhaitons que l’Etat prenne des dispositions idoines pour limiter les dégâts et faire respecter le droit aux citoyens.

 GADAH Joseph

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