WAO-AFRIQUE:Le travail domestique des enfants ne devrait plus exister au Togo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les enfants de 15 à 18 ans peuvent  travailler, mais dans un environnement protecteur, a affirmé mercredi lors d’une conférence de presse Cléophas Mally, le directeur de WAO-Afrique.

Cette conférence vise à attirer l’attention de l’opinion publique nationale sur l’application des normes internationales en faveur du travail des enfants.

Selon M.Mally, les normes internationales doivent être adaptées aux réalités nationales.

Le travail domestique des enfants, selon le représentant du Forum du droit de l’enfant au Togo (FODDET), Sébastien Ségnagbeto, constitue une réalité sociologique dont personne n’ignore l’existence au Togo. Et depuis deux décennies, des organisations de la société ont enclenché un combat contre cette pratique très répandue.

L’Etat togolais, par la suite a ratifié la convention 182 des nations unies sur les pires formes de travail des enfants et a pris l’arrêté n° 1464 déterminant les pires formes de travail des enfants conformément au point 4 de l’article 151 de la loi n° 2006-010 du 14 décembre 2006 portant code du travail.

«Conformément à toutes ces dispositions, le travail domestique des enfants ne devrait plus exister au Togo. Les filles qui l’exercent déjà sont censées être retirées systématiquement et soit réinscrites à l’école ou soit dans un centre de formation professionnelle. Mais sur le terrain, on constate malheureusement que les ménages aisés au Togo continuent de recourir à la main d’œuvre infantile pour des raisons diverses. Pire, étant donné que cette forme de travail est interdite par la législation, aucune disposition de protection n’existe et qui prend en compte le cas des ces milliers de togolaises surtout qui se retrouvent dans ce secteur», a-t-il expliqué.

Pour Alfred Babo, professeur et chercheur Ivoirien, le volume et la qualité des résultats obtenus en termes de prévention et de répression des phénomènes de pires formes du travail des enfants, d’identification des victimes et d’aide en leur faveur peuvent être améliorés à partir d’une meilleure connaissance des milieux et des acteurs auxquels ils sont destinés.

Selon lui, dans le cas précis de la problématique du travail des enfants domestiques au Togo, le nombre d’enfants qui travaillent parfois chez des parents, mais surtout chez des tierces personnes fait l’objet depuis longtemps d’une attention accrue de la part tant du gouvernement togolais, des organisations internationales que de la société.

« Dans ce cadre, WAO-AFRIQUE conduit deux projets complémentaires. Le premier est relatif à la lutte contre le travail des enfants domestiques par l’éducation. Il s’agit de procéder au retrait des enfants qui sont identifiés dans ce secteur d’activité et les réinsérer dans le corps social par l’école et la formation. Toutefois, il faut noter que ces efforts sont parfois limites. En effet, selon les premiers résultats d’une enquête réalisée en 2008, 7.500 enfants sont concernés par le phénomène du travail domestique des enfants au Togo », a-t-il relevé.

Cependant, il reconnaît qu’en fonction des moyens disponibles, seulement 300 ont pu bénéficier du programme de retrait et que le second projet a trait à  la lutte contre l’exploitation et l’abus des enfants.

« Il s’agit d’œuvrer à offrir des conditions de travail décent aux enfants qui ne peuvent être retirés ou qui pour de multiples raisons exercent chez des tierces personnes dans des conditions pénibles », a-t-il soutenu.

Idrissou Fouléra, membre de l’association des enfants domestiques a pour sa part indiqué que les Jeunes travailleurs domestiques du Togo souhaitent la révision de l’arrêté 1464 concernant la liste des pires formes de travail des enfants.

« Pour plus de réalisme et face aux réalités nationales, nous souhaitons que le cas du travail domestique des enfants sur la liste soit revu pour une meilleure protection », a-t-il précisé.

Il a énuméré quatre préoccupations de son association: « Aucune personne en- dessous de l’âge national minimum requis pour travailler ne devrait être travailleur domestique. Les jeunes travailleurs domestiques au dessus de 15 ans peuvent travailler, mais leur emploi doit être soumis à une protection spéciale. Des accords écrits sont le meilleur moyen pour mettre fin à l’exploitation et pour permettre aux jeunes travailleurs domestiques de retourner à l’école. Les jeunes travailleurs domestiques ont un besoin urgent de protection contre les abus physique, sexuel et émotionnel. Les autorités locales et les représentants de la loi doivent les surveiller et assister en cas d’abus. Souvent isolés, les jeunes travailleurs domestiques devraient être enregistrés auprès des autorités locales et pouvoir s’organise ».

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