20e anniversaire du CAR:tous les deshérités du Togo unisssez-vous

Me APEVON Dodji

 

Présidents fédéraux, comités de préfectures, délégués, membres du conseil sénatorial et du comité directeur du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) se sont retrouvés à Lomé pour célébrer les vingt ans d’existence de leur formation politique. C’est dans une ambiance festive, et  revêtus aux couleurs du parti que militants et sympathisants du CAR ont échangé sur le parcours réalisé et les acquis du parti depuis le 30 avril 1991, date de création du parti.

« Le bilan est satisfaisant, même s’il reste encore des efforts à faire » a indiqué Me Dodji Apévon, président national.

Malgré les différentes accusations portées contre le parti, il est à l’origine de plusieurs acquis démocratiques en occurrence l’Accord Cadre de Lomé obtenu en 1999, l’Accord Politique Global (APG) signé en août 2006.

Eradiquer les pratiques de mauvaise gouvernance qui permettait à une minorité d’individus de confisquer les richesses nationales aux dépens de la grande masse de ceux qui étaient exclus de l’héritage national, du bien commun et qui se considèrent à juste titre comme des déshérités de la République était et est le leitmotiv de Me Apévon, qui a succédé à Me Agboyibor à la tête du parti. Le CAR continuera toujours par dénoncer ces pratiques de mauvaise gouvernance jusqu’à ce que cela ne cesse.

Certes, la pauvreté est devenue plus accrue dans toutes les régions togolaises, et facilite la transhumance politique à des fins capitalistes. Les sympathisants des partis d’opposition émigrent vers le RPT, parti au pouvoir. Le CAR n’en fait pas exception. Toutefois, il demeure la deuxième formation politique selon les sièges actuels à l’assemblée nationale.

Par ailleurs, le CAR se préoccupe du suspense que Faure Gnassingbé entretient autour du dialogue national annoncé dans son message du 31 décembre 2010. Lequel dialogue doit permettre la mise en œuvre des dispositions restantes de l’APG notamment celles concernant la limitation du mandat présidentiel, le mode de scrutin, le découpage électoral, etc.  Le CAR considère aussi qu’il est temps que les cantons soient dotés de prérogativesinstitutionnelles, notamment de la personnalité juridique pour leur permettre d’œuvrer efficacement au bien-être des populations à la base.

« Sans une union sacrée de l’ensemble des forces démocratiques, il est impossible de venir à bout du système actuel de la gouvernance » a ajouté Me Apévon. C’est dans cette perspective que le projet de refondation doit conduire à une république sociale.

Un hommage particulier a été rendu aux compagnons de lutte qui ont perdu leur vie dans le combat pour la démocratie.

GADAH Joseph

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