Nations unies. Le moment est venu pour tous les pays de défendre les droits à l’eau et à l’assainissement

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, Amnesty International engage chaque État à affirmer qu’il reconnaît les droits fondamentaux à l’eau et à l’assainissement. L’organisation demande à l’ensemble des pays de se joindre aux 47 nations du monde entier ayant co-parrainé[1] le projet de résolution[2], parrainé par l’Allemagne et l’Espagne, qui réaffirme le fondement juridique de ces droits humains et prolonge le mandat de l’experte indépendante nommée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour travailler sur cette question[3]. Le Conseil devrait adopter le projet de résolution jeudi 24 mars.Ce texte se situe dans le prolongement de la résolution prise par le Conseil en septembre 2010, qui reconnaissait ces droits comme étant juridiquement contraignants. En tout, 177 pays se sont précédemment prononcés en faveur de déclarations et résolutions internationales ou régionales consacrant les droits à l’eau et à l’assainissement. Malgré ce large soutien, un petit groupe de pays, dont le Royaume-Uni, résistent à l’intégration de ces droits aux résolutions des Nations unies. L’ensemble des États doivent demander avec insistance que les Nations unies réaffirment clairement et systématiquement les droits à l’eau et à l’assainissement.

 

Refuser de reconnaître ces droits est inadmissible. Ils sont essentiels à la vie et à la dignité. Les recherches effectuées par Amnesty International montrent invariablement que les personnes vivant dans des bidonvilles et des quartiers informels ont un accès limité voire inexistant à l’eau potable pour un usage personnel et domestique, ainsi qu’à des installations sanitaires de base. Cela a un effet néfaste sur l’exercice d’autres droits fondamentaux relevant de nombreux domaines de la vie quotidienne, en particulier les droits à un niveau de vie suffisant, à l’éducation, au travail, à la santé et à un logement convenable. C’est souvent bien pire pour les femmes que pour les hommes, car cet état de fait compromet les efforts déployés pour réduire les inégalités de genre, et expose les femmes au risque d’être victimes de violences liées au genre. Les personnes privées d’eau potable et d’installations sanitaires méritent que les États agissent conformément à leurs obligations juridiques en veillant à ce que tout un chacun ait un accès suffisant, sûr, bon marché, facile et de bonne qualité à l’eau et à l’assainissement.Il est important que les États réaffirment à la fois le droit à l’eau et le droit à l’assainissement afin d’attirer l’attention sur ce dernier, car cela est fort nécessaire. Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies a précisé que l’article 11 (1) du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels recouvre le droit à l’eau et le droit à l’assainissement. Les programmes nationaux et internationaux visant à promouvoir « l’eau et l’assainissement » laissent souvent de côté l’aspect assainissement, et il est de plus en plus largement admis que celui-ci mérite qu’on y prête une attention particulière.


 

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